LES 4 Z'ARTS D'OYER
Festival pluridisciplinaire : musique • danse • théâtre • chanson
3ème édition du 21 au 23 août 2026
Programmation
VENDREDI 22 AOÛT SOIRÉE CHORÉGRAPHIQUE 18H
-RACONTE-MOI LA MORT DU CYGNE avec Heloise Bourdon, 1ère danseuse à l’Opéra national de Paris et Bérangère Quer, comédienne. Texte et mise en scène de Jonathan Kerr
-AMAZONE de Laura Arend, avec Mathilde Plateau et Laura Arend
-LE SCAPHANDRIER 2.0 de Jonathan Kerr avec Jérémy-Loup Quer, 1er danseur à l’Opéra National de Paris et Laurent Zeller, musicien

Vendredi 21 août
Soirée chorégraphique (tout public)
18h • PREMIÈRE PARTIE
« TOUT BRÛLE DANS L’HEURE FAUVE » d’Héloïse Jocqueviel avec Awa Joannais et Marion Gautier De Charnacé.
Musique : Claude Debussy. Cette pièce réinvente le mythe du Faune en effaçant la figure masculine pour centrer les nymphes comme sujets. Entre sororité, intimité et lien à la nature, ce duo féminin célèbre une sensualité puissante, autonome et libérée du regard patriarcal.
PREMIÈRE PARTIE SUITE (TOUT PUBLIC)
« DEUX TRAVERS » Chorégraphie, interprétation, scénographie et dramaturgie : Loup Marcault Derouard et Takeru Coste (danseurs du ballet de l’Opéra National de Paris), musique : Silvius Leopold Weiss Deux chaises, une table. La scénographie prolonge nos corps et nos identités. Deux individus mobilisent ces objets pour asseoir leur autorité comme pour renverser celle de l’autre. Cet espace est le théâtre d’une lutte individuelle aussi bien qu’universelle.
ENTRACTE
DEUXIÈME PARTIE (TOUT PUBLIC)
« SVEN » solo d’Héloïse Jocqueviel avec Awa Joannais. Musique : Ulysse Zangs d’après Frantz Schubert Errant dans les vestiges d’un théâtre, Sven replonge dans ses souvenirs, traversée par d’incessantes métamorphoses. S’inspirant du cygne blanc, emblème du ballet classique, Héloïse réinvente cette figure pour questionner les normes sociales et esthétiques qui influencent notre regard sur les femmes et sur la nature.
DEUXIÈME PARTIE SUITE (TOUT PUBLIC)
« BOLÉRO » chorégraphie de Fabio Crestale avec Manon Palais et Antonin Muno. Musique : Maurice Ravel.
Boléro est une rencontre, une discussion en crescendo entre deux personnes, à la recherche d'un point focal intime les attirant ou les repoussant avec comme ultime but d'épuiser les deux protagonistes. Tous deux puissants interprètes capables de transmettre en mouvement ciselés et éloquents, une mêlée d'une rare beauté entre attraction et lutte sur la célèbre partition de Maurice Ravel. Le Boléro de Fabio Crestale prend forme dans un cercle rouge et la référence à Béjart est immédiate mais ici il n'y a pas de table et le tapis circulaire rouge est au sol délimité par un périmètre carré blanc.
Samedi 22 août
Soirée théâtrale (tout public)
18h • PREMIÈRE PARTIE
« LE VOYAGE EN URUGUAY » de Clément Hervieu-Léger (administrateur de la Comédie Française) et mis en scène par Daniel San Pedro avec Vincent Breton.
Au début des années 1950, de riches éleveurs uruguayens viennent en Normandie acheter des bovins de race normande afin d’améliorer leur cheptel. Un jeune vacher normand de vingt ans, Philippe, est chargé d’accompagner les animaux jusqu’en Uruguay. De la campagne normande à la traversée de l’Atlantique, le spectacle retrace cette aventure humaine et animale, mêlant départ, voyage, rencontres et découverte de l’ailleurs. Inspiré d’une histoire réelle transmise au sein de la famille de l’auteur, Le Voyage en Uruguay se construit comme un récit de mémoire où la réalité historique se mêle à la poésie du souvenir.
20h45 • (tout public à partir de 14 ans )
« LES DÉBUTS N’ONT PAS D’IMPORTANCE, ILS SONT TOUJOURS PARFAITS » » de Solenn Denis par le collectif Denisyak. Mise en scène Solenn Denis avec Olivia Corsini ou Solenn Denis et Erwan Daouphars.
Doudou aime Bébé. Sa sincérité est indiscutable. Mais il ne sait aimer sans posséder et soumettre l’autre à ses volontés. C’est son petit script d’homme et il le suit, banalement, comme des milliers d’hommes. Bébé est folle de Doudou et trouve tout ça normal. C’est son petit script à elle, la docilité et la compréhension toute féminine. Les situations ici sont tellement éculées qu’on ne se méfie de rien. Mais, peu à peu, naviguant de l’amour à la sidération, en passant par le syndrome d’accommodation à la douleur, par les larmes et la peur qui deviennent routine, Bébé finit par réaliser l’emprise. Finira-t-elle par se défaire du fardeau mortifère d’être une femme soumise aux désirs et à la jalousie d’un homme.
DIMANCHE 23 AOÛT
15h • ATELIER CHORÉGRAPHIQUE (évènement gratuit tout public)
ANIMÉ PAR HÉLOISE BOURDON 1ère danseuse à l’Opéra National de Paris
Parallèlement à sa carrière scénique, Héloise BOURDON développe une forte activité de transmission, animée par le désir de rendre la danse classique accessible à tous. À l’occasion du Festival des 4 Z'ARTS d'OYER, Héloïse Bourdon proposera un atelier chorégraphique ouvert au public, destiné à faire découvrir les bases de la danse classique : posture, placement du corps, coordination, musicalité et expressivité. Cet atelier se veut un moment de partage et d’initiation, invitant chacun à explorer le mouvement et la discipline classique dans un esprit bienveillant et ludique.
16h • RENCONTRE LITTÉRAIRE (évènement gratuit, tout public)
ENTRETIEN CROISÉ ENTRE CORINNE MOREL DARLEUX ET SOLENN DENIS
Passée par une école de commerce, puis une galerie d'art, à consultante pour les entreprises du CAC40, puis secrétaire nationale d'un parti politique, militante dans les milieux libertaires, pour enfin être écrivaine, Corinne Morel Darleux a eu mille vies. Installée au pied du Vercors depuis quinze ans, elle est essayiste et romancière. Engagée dans de nombreux réseaux écologistes et paysans, elle se consacre au militantisme de terrain et à l’écriture. Depuis 2019 et le très remarqué « Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce » (vendu à 60.000 exemplaires, aux éditions Libertalia), elle a publié cinq titres de fiction ou de réflexion, pour la jeunesse comme pour les adultes, ainsi qu’un livre – 45 tours. Tous dessinent les contours d’une oeuvre singulière, à la fois poétique et affûtée, qui questionne notre rapport au monde et en appelle à la dignité.
Solenn Denis a décidé de faire de sa vie des drames. Autrice, actrice, metteuse en scène, tous les moyens sont bons pour raconter ses histoires, vivre un cran au-dessus du réel. Passer sa vie à ça. Faire des drames. Plonger dans les profondeurs de l'âme humaine. Découvrir. Décortiquer. Comprendre. Ausculter l'âme d'anti-héro.ïne.s monstrueux.ses aux pensées erratiques, aux paroles brisées, aux failles qui bées, prêt.e.s à brouiller les pistes, sauter dans le vide, foutre le feu au destin. Travail de l'ombre et du non-dit, de l’innommable et du tabou, faire du théâtre de l'indicible. Et, avec précaution, en chérissant le mystère, doucement s'approcher d'une certaine forme de confession.
En 2014, elle donne jour, avec le comédien Erwan Daouphars, à la compagnie du "Denisyak" afin de porter ensemble au plateau son écriture à vif. Artistes associés de différents centres dramatiques nationaux, scène nationale et scène conventionné, ils ont créé ensemble "SStockholm", "Sandre", "Spasmes", "Scelùs", "Puissance 3", et en 2026, « Les débuts n’ont pas d’importance, ils sont toujours parfaits ».
18h • CLARETTA , Oratorio (tout public)
Lors du festival, Jonathan kerr présentera pour la 1ère fois sa prochaine création sous la forme d’un oratorio (lecture chantée), avec Alizée Lalande, Erwan Daouphars, Jonathan Kerr et les musicien(ne)s Aline Pelletier et Laurent Zeller.
Claretta retrace la relation passionnelle entre Clara Petacci et Benito Mussolini, où le jeu de séduction et l’emprise intime reflètent le vertige du pouvoir fasciste. Cette création mêlant théâtre et musique explore la séduction du pouvoir et les illusions qu’elle peut susciter. Elle invite le public à réfléchir avec sensibilité et intelligence à ce qui nous rend vulnérables, mais aussi à ce qui nous permet de rester libres.
20h45 • CONCERT Le Bal des Darons (tout public)
Avec une grand dextérité, le quatuor des Darons explore les rythmes endiablés du jazz manouche et revisite les musiques du bal musette. Avec les musiciens Laurent Zeller au violon, Laurent Delaveaux à la contrebasse, Jean-Yves Dubanton à la guitare et Jean-Claude Laudat à l’accordéon.
